KHALIL TRABELSI

KHALIL TRABELSI

Husband and Father. Community Manager. I cook Podcasts and I check facts

Partager une info sans l’avoir lu ? Oui, y’a 16% des internautes qui le font !

Crédit photo : Business Insider

Nombreux ceux qui s’intéressent au plugin du “social share” (pour les habitués, c’est la partie qui affiche le nombre de partage sur les différentes plateformes) de leurs site web ou blog et qui comptent inlassablement le nombre de retweets qu’à fait leur nouvel article publié sur la toile. L’industrie des médias sociaux a réussi à faire avaler aux internautes l’idée de collecter le maximum de partage pour avoir plus de mérite, mais la question qui se pose est la suivante : Est ce que les contenus ayant plus partage sont ceux qui sont de qualité ou de forte valeur ajoutée ?

 

Tony Haile, PDG de ChartBeat – l’outil d’analyse en temps réel du contenu web – démontre que le comportement des internautes sur Twitter relève du paradoxe, et il rajoute: “Nous avons constaté qu’il n’y a aucune corrélation entre le nombre de partages et les gens qui lisent !”. En effet, si vous croyez que vos visiteurs partagent vos articles en les ayant totalement lus, et bien vous avez tort ! Le graphique ci-dessous, réalisé à l’issue d’une enquête faite par Chartbeat, révèle des résultats surprenants :

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D’après cette courbe, les internautes ont tendance à plutôt partager l’article soit après avoir uniquement lu que 25% de son contenu ou bien après l’avoir terminé entièrement. De son côté, Dan Zarella, le spécialiste des médias sociaux, va plus loin et constate que sur 2,7 milliards de tweets mis à l’épreuve, 14,64% ont été retweetés sans même avoir été ouverts, c’est ce qu’on appelle la théorie du faux-tweet.

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Ceci laisse entendre plusieurs interprétations : Il se peut que le titre de l’information publiée est assez compréhensible et résume le contenu de l’article sans même l’avoir lu comme c’est le cas des “Breaking News” et des actualités. D’autres analystes remettent ça au fait des consultations mobiles, puisqu’ils estiment que la durée de consultation d’un article sur un téléphone portable est très minime par rapport celle faite depuis un PC. Donc, si vous voyez des tweets défiler dans votre timeline, soyez sûr que ces tweetos ont lu soit une toute petite partie de l’info ou ils l’ont quasiment lu en intégralité. Cependant, devant le nombre incalculable d’articles et le tas d’informations crées chaque cinq secondes sur la toile, admettez-le, vous avez peut être partagé un article sans même l’avoir lu … Et ne me dites pas que vous lisez totalement tous les articles avant de les tweeter ?!

 

Par ailleurs, ceci nous ramène à jeter un coup d’oeil sur le revers de la médaille, puisque la théorie du faux tweet constitue un catalyseur pour former éventuellement des rumeurs ou de fausses informations. Comment ? Et bien, imaginez que la majorité des internautes partagent de faux contenus sans même l’avoir consulté, ça pourrait créer un désordre par un effet boule de neige rien qu’en diffusant une simple information non affirmative.

 

Donc pour revenir au point de départ et répondre à la question posée en amont, ce nouveau mode de comportement influence considérablement la perception des internautes vis à vis de la qualité des contenus partagés sur les réseaux sociaux. Et personnellement, si j’ai un conseil à vous donner : Lisez avant de partager et Pensez à publier un contenu de valeur.

GAZA : Les Tweets Qui Dérangent !

Crédit photo : jihad abdul haq

Comme on ne l’avait jamais vécu auparavant, la situation à Gaza est devenue accessible à tout le monde grâce au pouvoir des médias sociaux. Désormais, on n’est plus obligé de suivre l’actualité qu’à la télé et de gober tout ce qu’on nous dit sans aucun accès libre à la source de l’information. Ces nouveaux outils de communication ont permis d’élargir le champs de vision de ceux qui veulent avoir plusieurs angles de vues pour pouvoir analyser succinctement le conflit israélo-palestinien, mais surtout de collecter les avis de ceux qui ne peuvent pas se permettre de le dire à la télé.

Selon vous, a quel point un avis posté sur ces plateformes sociales peut-il être dérangeant ?

 

1- La journaliste de CNN mutée à cause de son tweet :

Tout a commencé la nuit du 18 Juillet, en Live, sur la colline de Sdérot … Diana Magnay, correspondante de la chaîne américaine CNN, couvrait en temps réel le bombardement nocturne Israélien sur la bande de Gaza. Alors qu’elle intervenait en direct sur la chaîne, on entendait clairement la célébration des israéliens de l’assaut, chose qui n’a pas vraiment plu à la journaliste. le porte-parole de CNN a déclaré au journal Huffington Post que Diana a été harcelée et menacée pendant la transmission directe et qu’à la suite de cette incident, elle a réagit agressivement sur Twitter :

 

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Voici ce que ça donne en traduisant son tweet : “Les israéliens sur la colline de Sdérot acclament les bombes qui s’écroulent sur Gaza, et menacent de nous détruire notre véhicule si je dis un mot déplacé.Crasse.

 

Ses 140 caractères ont été vite repris par moult twittos. Mais à priori, son tweet était trop dérangeant qu’elle a été obligée de le supprimer après quelques heures. La chaîne de News a été contrainte a publier un communiqué de presse pour présenter des excuses en son nom et la journaliste a été réaffectée à Moscou par mesure de sécurité dit-on…

 

2- Ayman Mohyeldin, correspendant de la NBC News, paye le prix de sa couverture médiatique jugée “trop palestinienne” !

Encore plus surprenant que l’histoire de Diana, Ayman Mohyeldin, le journaliste Américo-Egyptien, était sur place lors de l’affreux massacre des 4 enfants palestiniens, âgés entre 9 et 11 ans, sur la plage de Gaza mercredi dernier. Comme il est très présent sur les réseaux sociaux, Mohyeldin n’a pas hésité à publier en temps réel la douleur des familles palestiniennes qui venaient d’apprendre les nouvelles de leurs mômes.

 

il a également commenté sur twitter, avant de supprimer le tweet quelques heures après:

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traduction : “Le porte-parole des affaires étrangères américain a déclaré que le Hamas est totalement responsable du pilonnage d’Israel et du massacre des enfants car Hamas a refusé le cessez-le-feu”

 

Cette couverture qui pointe du doigt l’atrocité de l’action israélienne n’a pas plu à la direction de la chaîne NBC News. Cette dernière l’a convoqué aux QG de la chaîne aux Etats-Unis le soir même des faits et l’a remplacé par un autre correspondant, Richard Engel.

 

The Intercept a qualifié l’attitude de la NBC de partiale et l’a interprété comme un choix politique pro-israélien. Furieux, de nombreux internautes ont crée un hashtag (#LetAymanReport) en solidarité avec Ayman Mohyeldin pour essayer de lui faire regagner son poste. Finalement la direction de la chaîne est revenue sur sa décision,

et le journaliste Ayman a remercié sur son compte twitter les internautes qui l’ont soutenu en annonçant son retour à Gaza pour continuer à couvrir l’actualité.

 

3- Palestine et les Stars, en mode “je t’aime moi n’en plus” :

Difficile de se retenir parfois de commenter ou donner son avis sur la toile, même quand on fait partie des “People”, quand on voit le tas de contenus relatifs au conflit israélo-palestinien sur les réseaux sociaux. le Basketeur de la NBA, Dwight Howard, a tweeté récemment sur son compte :

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Mais son soutien à la Palestine n’a pas duré trop longtemps, car d’après la TMZ,  la Zionist Organisation of America lui a fait pression pour le supprimer et a ajouté : “Quiconque utilise la phrase Free Palestine est soit ignorant de la situation, soit déteste l’Etat juif d’Israel. C’est une position Haineuse”.

Etant son statut d’influenceur, Howard a été contraint à présenter également des excuses et a promis de ne plus s’ingérer dans des sujets politiques.

 

Conscients du pouvoir des réseaux sociaux, certains pays ont préféré censurer carrément l’accès à ces networks pour ne pas tripoter leur gouvernement tyrannique, par ailleurs, ces outils avaient été “le sponsor officiel” des révolutions dans les pays du printemps arabe. Mais la question la plus importante est la suivante : “En l’avantage de quelle partie joueront ces réseaux sociaux dans le conflit israélo-palestinien ?”

Statistiques : Ce que les PDG devront savoir sur le Marketing Digital !

Selon le site relationclientmag.fr, plusieurs entreprises ont déjà prévu d’investir deux ou trois fois plus sur le Social Networking en 2015. aux USA, le budget alloué aux campagnes digitales a dépassé, et ce pour la première fois, le budget du “Street Marketing” à la fin de l’année 2013. Des chiffres , sans aucun doute, très précieux pour les adeptes du marketing. C’est la raison pour laquelle, j’ai voulu partager avec vous quelques statistiques impressionnantes que j’ai soigneusement recueilli des divers blogs pour vous les présenter dans une forme que j’espère qu’elle vous plaise.